Forces de l’ordre, justice et droits humains

La force publique congolaise est caractérisée par sa brutalité et les atteintes multiples aux droits humains. Les exécutions sommaires, les arrestations et détentions arbitraires sont nombreuses. La torture est presque systématique. Souvent, la précarité des victimes, le manque de culture judiciaire et/ou la peur amènent les victimes à se taire. La faiblesse de la justice aggrave la situation et fait asseoir l’impunité.

Le système pénitentiaire se caractérise par les détentions excessives entrainant une surpopulation. Les détenus en provisoire sont souvent dans l’ombre du système de justice pénale. Les garanties et les conditions procédurales ne sont pas conformes aux normes minimales convenues ; ce qui porte atteinte à l’Etat de droit et aux droits des détenus. Les conditions de détention sont assimilables à des traitements inhumains et dégradants.

Ce que fait le Centre d’Actions pour le Développement (CAD)

  • Renforcement des capacités des membres des forces de l’ordre en droits humains et lutter contre la violence policière en promouvant un mécanisme consistant à placer les membres des forces de sécurité sous la vigilance citoyenne pour les contraindre à normaliser leurs pratiques.
  • Documentation des atteintes aux droits humains, mobilisation de l’opinion publique et soutien aux victimes.
  • Lutter efficacement contre l’impunité en engageant de façon systématique des actions en justice.
  • Promotion de nouvelles réformes dans les secteurs de la police et de la justice.