Le CAD condamne le retour forcé de Thierry ADJABA MENDOMO au Cameroun

Après 45 jours de détention arbitraire, Thierry ADJABA MENDOMO a été expulsé de force ce 8 août 2022 au mépris de ses droits fondamentaux. Les autorités policières ne lui ont pas permis de téléphoner pour obtenir une assistance juridique afin d’attaquer l’illégalité de son expulsion. Il n’a pas non plus été autorisé à entrer en contact avec ses proches et sa famille. Lire

Cette opération d’expulsion a été conduite dans l’irrespect des normes internationales et montre comment les étrangers sur le sol congolais sont constamment expulsés sans leur donner la possibilité de pouvoir contester une décision d’expulsion et dans des conditions qui vont à l’encontre des droits humains fondamentaux 

Guershom GOBOUAG, Responsable Campagne et plaidoyer- CAD

Le CAD reconnait à la République du Congo le droit d’expulser un immigré sur son territoire mais cela doit se faire dans le respect des droits humains garantis par les conventions internationales auxquelles le Congo est partie prenante. Conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, toute personne faisant l’objet d’une mesure d’expulsion doit avoir accès à une assistance juridique satisfaisante et être capable de donner des raisons de ne pas procéder à l’expulsion prévue. En tant que membre des Nations unies, la République du Congo à l’obligation de se conformer à ses engagements.

Le retour forcé de Thierry ADJABA MENDOMO par la police alors que les autorités judiciaires attendent ce dossier ne doit pas amener le Parquet du Tribunal de grande instance de Brazzaville à abandonner cette affaire. La justice congolaise doit faire la lumière sur cette histoire présumée de facilitation de voyage à l’étranger 

Monica NGALUMA, Responsable Assistance légale- CAD

Nous appelons nos autorités à veiller à ce que de telles pratiques ne se répètent plus et à garantir le respect des droits fondamentaux en matière d’expulsion de personnes conformément au droit international des droits de l’homme. Elles doivent également garantir à M. Thierry ADJABA MENDOMO la possibilité de revenir sur le sol congolais, rejoindre sa famille s’il le souhaite sans craindre pour sa sécurité.  

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