Homicide involontaire à Brazzaville, les soignants responsables ?

Brazzaville, le 26 octobre 2022. Le Centre d’Actions pour le Développement (CAD) condamne vivement l’homicide de M. Davy Paterne BAKANA, le 22 octobre à Mafouta, dans l’arrondissement n°8 de Brazzaville, et exige que toute la lumière soit faite sur ce drame. Si les soignants avaient agi à temps, ce drame aurait pu être évité. Ce cas n’est malheureusement pas un fait isolé. Lire le communiqué

« La négligence et le refus meurtrier d’accès aux soins de santé peuvent être assimilables à une exécution extrajudiciaire. Les autorités doivent mener une enquête approfondie et impartiale au niveau des hôpitaux de Makélékélé, Jean Pierre Moubengo et CHU-B pour traduire en justice les responsables de ce drame. L’enquête doit aussi s’intéresser aux défaillances au niveau de la police »

Monica NGALULA, Responsable Assistance légale- CAD.

Le fait gravissime dans ce drame est l’attitude non professionnelle des soignants de l’hôpital de Makélékélé en passant par l’hôpital militaire jusqu’au CHU-B d’une part et l’absence des mesures correctives prises malgré des alertes répétées sur le danger lié au manque de politique d’accueil des malades, au manque des médicaments dans les hôpitaux et au sous-effectif chronique, d’autre part. Cette réalité est à l’origine de plusieurs homicides dans les hôpitaux en République du Congo. 

La défaillance dans l’organisation des services des urgences des hôpitaux approchés est en lien de causalité avec le décès de Davy Paterne BAKANA qui n’a pu bénéficier d’un examen et d’une prise en charge à temps par un médecin lors de son arrivée aux services des urgences, alors que son pronostic vital était engagé. 

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