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Congo-B : les condamnations de l’ex patron de la funeste Brigade de répression de banditisme et autres sont une victoire importante

Brazzaville le 7 septembre 2023. Après plus de 12 mois d’instruction, la Cour d’Appel de Brazzaville, en session criminelle depuis le 31 août 2023, vient de condamner cinq policiers à de peines privatives de liberté pour association de malfaiteurs, arrestations arbitraires, extorsion, recel et abus de fonction. Parmi les policiers jugés figure le capitaine de police Manounou Romuald dit Morgan, ex patron de la funeste unité de police “Groupement de répression du banditisme (GRB)”. Le centre d’Actions pour le Développement (CAD) salue ces condamnations qui marquent un coup important porté contre l’impunité en République du Congo. Télécharger en cliquant ici

Si ces condamnations sont une bonne nouvelle, il est de notoriété publique les victimes dans cette affaire, à l’origine du procès, sont des proches de la famille présidentielle. Cette affinité qui a servi de catalyseur au procès montre qu’en République du Congo la justice est plus active lorsque les puissants et les riches se plaignent. Nombreux sont des cas dont certains plus graves encore qui ont précédé celui-ci mais n’ont à ce jour connu aucune suite, et les présumés coupables ne sont pas jugés, d’autres ont continué à prendre du grade. Le petit peuple peut subir toutes sortes d’atrocités, leurs auteurs ne sont que très rarement inquiétés.

Brazzaville le 7 septembre 2023. Après plus de 12 mois d’instruction, la Cour d’Appel de Brazzaville, en session criminelle depuis le 31 août 2023, vient de condamner cinq policiers à de peines privatives de liberté pour association de malfaiteurs, arrestations arbitraires, extorsion, recel et abus de fonction. Parmi les policiers jugés figure le capitaine de police Manounou Romuald dit Morgan, ex patron de la funeste unité de police « Groupement de répression du banditisme (GRB). Le centre d’Actions pour le Développement (CAD) salue ces condamnations qui marquent un coup important porté contre l’impunité en République du Congo. 

En effet, dans sa note de position du 7 septembre 2022, le CAD exigeait l’arrestation des présumés auteurs, y compris de Manounou Romuald dit Morgan et la mise en place d’une commission d’enquête indépendante élargie pour établir les responsabilités. Dans le communiqué du 10 septembre 2022, notre organisation exprimait sa satisfaction suite à l’interpellation du capitaine Manounou Romuald- Morgan et l’élargissement de l’enquête à d’autres policiers par le Ministère de l’intérieur.

Dans une correspondance du 18 octobre 2022 adressée au Centre d’Actions pour le Développement (CAD), le Premier Ministre indiquait « suivre cette affaire avec un grand intérêt ». Le 13 décembre 2022, dans une déclaration publique, le CAD, exprimant de vives inquiétudes au regard des conséquences liées au dépassement du délai de détention légale des inculpés, appelait à la tenue rapide d’un procès. Entre janvier et juin 2023, notre organisation a multiplié des correspondances demandant la tenue d’un procès exemplaire.

Finalement, deux policiers, l’adjudant de police Brice Eyaba et le capitaine de police Manounou Romuald dit Morgan ont été condamnés à 7 ans de prison avec travaux forcés. Trois autres, en fuite, l’adjudant-chef Kanga Alain dit Alino et le brigadier-chef Ngolele Stève, et Pierre-Ntsiété, chef de bureau du GRB ont écopé de 15 ans d’emprisonnement. 

Si ces condamnations sont une bonne nouvelle, il est de notoriété publique les victimes dans cette affaire, à l’origine du procès, sont des proches de la famille présidentielle. Cette affinité qui a servi de catalyseur au procès montre qu’en République du Congo la justice est plus active lorsque les puissants et les riches se plaignent. Nombreux sont des cas dont certains plus graves encore qui ont précédé celui-ci mais n’ont à ce jour connu aucune suite, et les présumés coupables ne sont pas jugés, d’autres ont continué à prendre du grade. Le petit peuple peut subir toutes sortes d’atrocités, leurs auteurs ne sont que très rarement inquiétés.

Le Centre d’Actions pour le Développement (CAD) continue de suivre avec le plus grand intérêt ce dossier. Il appelle alors les autorités à faire tout leur possible pour appréhender les fugitifs afin qu’ils répondent de leurs actes.

Rappel de faits : cliquer sur ces lies:

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