Brazzaville, le 11 juillet 2026. Le Centre d’Actions pour le Développement (CAD) félicite le Gouvernement congolais pour l’électrification et le raccordement au réseau d’eau potable des districts de Boko, Loumo et Louingui, dans le département du Pool. Pendant des décennies, ces populations ont vécu dans l’obscurité, dépendantes de groupes électrogènes pour tout accès à l’énergie, et privées d’un approvisionnement fiable en eau potable.
Cette réalisation constitue une avancée concrète pour les droits sociaux et économiques des populations concernées, avec des retombées attendues sur la santé, l’éducation, l’activité économique locale et les conditions de vie quotidiennes. Toutefois, une avancée localisée ne saurait masquer les inégalités persistantes dans l’accès aux services essentiels sur l’ensemble du territoire. En 2023, seulement 51,3 % de la population avait accès à l’électricité, avec un écart important entre les zones urbaines (67 %) et rurales (12,4 %). En matière d’eau potable, environ 74 % de la population est desservie, mais seulement 46 % des habitants des zones rurales y ont accès[1]. Cette réalité n’a fondamentalement pas changé en 2026.
Le CAD tient à rappeler que l’électricité et l’eau potable ne sont pas des faveurs, mais des besoins basiques et des droits fondamentaux qui doivent être réalisés. Dans un pays doté d’importantes ressources naturelles, cette situation ne devrait pas perdurer. Une gestion plus transparente et plus efficiente des ressources publiques, associée à une volonté politique réelle, permettrait de garantir un accès équitable à l’électricité et à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national.
[1] https://data.worldbank.org/country/congo-rep
En conséquence, le CAD invite le Gouvernement à poursuivre et à accélérer cet effort, en étendant ce type d’investissement aux localités encore dans l’attente, et à faire de l’accès universel à l’électricité et à l’eau potable une priorité nationale constante, et non un exercice ponctuel.