Le CAD demande la libération sans condition de Ghislain ONDELE KANGA et appelle les autorités à cesser toutes les intimidations et menaces à l’encontre de ce défenseur des droits humains. Elles devraient garantir ses droits à la liberté d’expression, la sécurité et à la sûreté de sa personne. La République du Congo se veut un État de droit. En conséquence, aucun acte arbitraire ne peut être cautionné. Lire la Note
Brazzaville, le 11 juin 2026. Le Centre d’Actions pour le Développement (CAD) dénonce le maintien en détention arbitraire du défenseur des droits humains, Ghislain Ondele Kanga à la Centrale d’Intelligence et de Documentation (CID) depuis le 30 mai 2026, et exige sa libération immédiate et sans condition.
En effet, le 30 mai 2026, des policiers en civils se sont présentés au domicile de Ghislain Ondele Kanga munis d’une convocation, avant de repartir avec lui. Bien avant, le défenseur des droits humains a affirmé avoir reçu des appels des agents de la CID, l’invitant à se présenter à leur bureau afin d’échanger autour de ses activités, notamment sa campagne en ligne sur la transparence dans la gestion des passeports. A l’issue de son audition, il a été placé en garde à vue et n’a jamais été présenté devant une autorité judiciaire.
De façon vérifiée, Ghislain Ondele Kanga a été arrêté pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et d’association. Or, ses activités sont menées dans le strict cadre de la société civile et sont protégées par les lois et traités ratifiés par le Congo.

Le CAD fait observer que, conformément à la loi congolaise, la durée légale de la garde à vue en zone urbaine est de 72 heures maximum. Le maintien en détention de ce défenseur des droits humains à la CID est par conséquent arbitraire. Cette situation constitue une violation grave des droits de la personne humaine garantis par la Constitution en vigueur dans le pays, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et d’autres textes nationaux et internationaux.
« Cette réaction de la CID marque une contradiction flagrante avec les récentes déclarations du nouveau ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. En effet, le Ministre Jean Ollessongo Ondaye a déclaré lors de sa prise de fonction qu’il faut travailler pour que le passeport cesse d’être perçu comme un document de luxe »
Anael Yeké, Point Focal CAD